
L’essentiel en 5 points
- À Nice, la taxe de séjour est payée par le voyageur, par personne et par nuitée, puis reversée à la Métropole.
- Pour un meublé de tourisme non classé — le cas le plus fréquent — elle vaut 5 % du prix HT par nuit, plafonné.
- Airbnb et Booking la collectent pour vous, mais vous restez tenu de déclarer vos nuitées.
- La déclaration passe par le portail internet de la Métropole Nice Côte d’Azur, après obtention de votre numéro à 13 chiffres.
- Un oubli expose à des pénalités : la Métropole croise désormais les annonces en ligne et les données déclarées.
Vous possédez un logement à Nice et la taxe de séjour reste un point flou : son montant, qui doit réellement la payer, et quand effectuer vos démarches. C’est une inquiétude légitime. Ce guide fait le point sur le tarif 2026, le calcul, la déclaration sur le portail métropolitain et les cas d’exonération. À la clé : une collecte en règle, sans mauvaise surprise ni pénalité. Commençons par l’essentiel.
Qu’est-ce que la taxe de séjour à Nice, et qui doit la payer ?
La taxe de séjour est une contribution réglée par le voyageur, pas par vous. En tant qu’hôte, vous la collectez — ou la plateforme le fait à votre place — puis vous la reversez à la Métropole Nice Côte d’Azur. Encadrée par le Code général des collectivités territoriales, elle finance l’Office de Tourisme métropolitain et la promotion touristique des Alpes-Maritimes.
Elle est due par personne et par nuit, sur toute location de courte durée : meublé de tourisme, hôtel, résidence. Que vous soyez loueur particulier ou professionnel, l’obligation est identique. Depuis le 1er janvier 2019, ce n’est plus la seule Ville de Nice qui en a la charge, mais la Métropole, qui regroupe 51 communes — de Nice à Villefranche-sur-Mer ou Saint-Jean-Cap-Ferrat.
Certains touristes en sont exonérés : les mineurs de moins de 18 ans, les travailleurs saisonniers employés dans la commune, et les personnes en hébergement d’urgence ou en relogement temporaire.
Quel est le montant de la taxe de séjour à Nice en 2026 ?
Le montant dépend du classement de votre logement. Le système fonctionne au réel, sur la base des tarifs votés par délibération du conseil métropolitain.
Pour les meublés classés, le tarif est fixe par catégorie. Le total à collecter additionne la taxe métropolitaine et la taxe additionnelle de 34 % au titre de la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur.
| Catégorie d’hébergement | Taxe totale à collecter (par personne et par nuit) |
|---|---|
| Palace | 6,43 € |
| Meublé ou hôtel 5 étoiles | 4,69 € |
| 4 étoiles | 3,48 € |
| 3 étoiles | 2,28 € |
| 2 étoiles et villages de vacances 4-5 étoiles | 1,34 € |
Tarifs au 1er janvier 2026, stables depuis 2024. Le nouveau barème de référence applicable en 2027 sera publié au printemps 2026.
Pour un meublé de tourisme non classé — la situation de la plupart des biens proposés sur Airbnb — le calcul est proportionnel : 5 % du prix HT de la nuitée par personne, dans la limite d’un plafond fixé par la Métropole (de l’ordre de 2,78 € par personne et par nuit, taxe additionnelle comprise). Le détail figure dans le document PDF du barème officiel, à consulter sur le portail.
Un exemple concret : une nuitée à 120 € pour deux voyageurs revient à 60 € par personne. La taxe s’élève alors à 5 % de 60 €, soit 3 € — ramenés au plafond métropolitain s’il est dépassé. Plus le prix de la réservation est élevé, plus la taxe grimpe.
Votre meublé à Nice est-il classé (avec des étoiles) ?
Comment encaissez-vous vos réservations ?
Ce bien est-il votre résidence principale ou secondaire ?
Comment déclarer et payer la taxe de séjour à Nice ?

Tout se gère en ligne, sur le portail internet de télédéclaration de la Métropole : taxedesejour.ofeaweb.fr/ts/metropole-nca.
La marche à suivre tient en trois temps. Vous créez votre compte, puis votre espace hébergeur. Vous obtenez ensuite votre numéro d'enregistrement à 13 chiffres — après autorisation de changement d'usage en mairie si votre bien le nécessite. Enfin, vous déclarez vos nuitées et le montant collecté, puis vous procédez au reversement selon la périodicité fixée par la Métropole, à des dates échelonnées sur l'année. La voie en ligne est la règle, même si un formulaire papier reste possible.
Ce numéro est obligatoire sur chacune de vos annonces, quelle que soit la plateforme. Pour la procédure détaillée, consultez notre guide sur le numéro d'enregistrement Airbnb. En cas de question, l'aide de l'administration métropolitaine est joignable par e-mail à taxedesejour@nicecotedazur.org ; vous trouverez aussi des informations sur la taxe et son cadre général sur le site du service public.
« Airbnb collecte tout » : avez-vous vraiment quelque chose à faire ?
C'est la confusion la plus répandue chez les propriétaires. La réponse mérite d'être claire.
Oui, Airbnb et Booking collectent la taxe de séjour et la reversent automatiquement, puisque ce sont eux qui encaissent le paiement du voyageur. Mais cela ne vous dispense pas de déclarer : depuis votre espace, vous restez tenu de déclarer vos nuitées en indiquant qu'il s'agit d'une collecte par un intermédiaire.
Et dès que vous louez en direct — bouche-à-oreille, petites annonces, votre propre site — la plateforme ne fait plus rien : c'est à vous de collecter la taxe auprès du voyageur, puis de payer la taxe à la Métropole. Dans tous les cas, le propriétaire demeure responsable, même en cas d'oubli de facturation.
Faut-il classer votre meublé pour payer moins ?
Voici un levier que peu de propriétaires anticipent. À Nice, les tarifs à la nuitée sont élevés, surtout en haute saison — l'été, ou lors d'événements comme le Carnaval de Nice, qui attirent les voyageurs sur la Promenade des Anglais. Or, pour un meublé non classé, la taxe suit le prix : 5 % d'une belle nuitée grimpe vite, jusqu'au plafond.
Un meublé classé bascule, lui, sur un tarif fixe par catégorie — souvent plus avantageux sur les biens haut de gamme, et plus lisible pour le voyageur. Le classement ouvre par ailleurs un cadre fiscal plus favorable sur vos revenus locatifs, à ne pas confondre avec l'impôt sur le revenu. C'est une réflexion à mener au cas par cas, que nous détaillons dans notre article sur le classement meublé de tourisme.
Oublis et contrôles : ce que vous risquez à Nice
La Métropole a nettement renforcé ses contrôles. Des outils croisent désormais, en quasi temps réel, les annonces publiées sur internet et les données déclarées. Une taxe non collectée ou non déclarée expose à des pénalités financières, et le propriétaire en reste redevable en droit.
À cela s'ajoute le durcissement de la réglementation 2026 : résidence principale plafonnée à 90 jours par an depuis le 1er janvier, registre national unique au plus tard le 20 mai 2026 en application de la loi Le Meur. La mise en conformité de votre activité de location demande aujourd'hui de la rigueur, comme le rappelle notre guide sur la réglementation de la location saisonnière à Nice.
C'est précisément ce qu'une conciergerie prend en charge : la collecte, la télédéclaration, le suivi des échéances et la veille réglementaire. Votre bien — et votre investissement immobilier — reste en règle et rentable, sans que vous ayez à y penser. Découvrez notre conciergerie à Nice.
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